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Tabernanthe iboga Baill.

Protologue  
 Bull. Mens. Soc. Linn. Paris 1 : 783 (1889).
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Famille  
 Apocynaceae
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Nombre de chromosomes  
 2n = 22
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Synonymes  
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Noms vernaculaires  
 Iboga, eboka, éboga, eraga, bois sacré, bois amer, dibughi (Fr). Iboga, eboka, bitter grass, sacred wood, leaf of God (En). Dihoa, lihoka (Po).
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Origine et répartition géographique  
 Tabernanthe iboga est réparti dans la nature en Afrique centrale, depuis le Cameroun jusqu’à l’est de la R.D. du Congo et vers le sud jusqu’au centre de l’Angola. On l’a collecté une fois en Tanzanie. Tabernanthe iboga est cultivé dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest, par ex. la Côte d’Ivoire.
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Usages  
 Tabernanthe iboga est célèbre en Afrique centrale où sa racine joue un rôle crucial dans les cérémonies d’initiation de la tradition des Bwitis au Gabon, qui s’est répandue au sud du Cameroun, en Guinée équatoriale, au Congo et en R.D. du Congo. L’écorce de racine se consomme entière ou écrasée et moulue, façonnée en boulettes, parfois mélangée à d’autres ingrédients ; parfois c’est une décoction des racines écrasées que l’on prend. La racine est surtout employée comme hallucinogène, comme catalyseur de la découverte spirituelle, et pour obtenir des informations auprès des ancêtres et du monde des esprits, pour en quelque sorte “se faire à la mort”. Après la cérémonie d’initiation, l’initié s’est vu renaître comme un adulte dans la tribu, car il s’est purifié des maladies et des blocages socio-psychologiques accumulés pendant l’enfance. L’iboga est absorbé en grandes quantités au cours de ces cérémonies. Elles sont aussi organisées à des fins de diagnostic ou thérapeutiques, mais les quantités d’iboga ingérées sont en général bien plus faibles, ce qui confère au participant une certaine agilité et une certaine endurance. La décoction de racines peut aussi se prendre comme tonique pour combattre la fatigue, supporter la faim et la soif lorsqu’il faut dépasser le stress physique, par ex. à la chasse ou autrefois lors des guerres tribales. Elle a aussi une réputation d’aphrodisiaque, de même que la décoction de feuilles. La décoction de racine se prend comme fébrifuge. En R.D. du Congo, elle s’utilise en collyre pour traiter la conjonctivite. Les racines écrasées servent aussi lors de cérémonies (appelées “zebola”) où l’on guérit les maladies psychosomatiques. Au Congo, la racine macérée dans du vin de palme se prend pour soulager la toux, et la décoction de racine se boit pour traiter les infections urinaires. En médecine traditionnelle, le latex se prend en vermifuge et on frotte les gencives avec les feuilles chauffées pour calmer les maux de dents, car elles ont des vertus anesthésiantes. Le latex, mélangé avec Periploca nigrescens Afzel. ou Strophanthus spp., s’emploie comme poison de flèches.
Dans les années 1980, l’iboga a connu une vogue aux Etats-Unis en en Europe où il était utilisé pour interrompre la dépendance aux drogues sans provoquer de dépendance ; mais peut de temps après, il a été catégorisé comme une substance hallucinogène dangereuse aux Etats-Unis, où il est par conséquent illégal d’en acheter, d’en vendre ou d’en posséder sans licence d’exploitation. Sa détention est interdite également en Belgique, en Suisse, en Suède et en Australie. Mais depuis la fin des années 1990, il suscite un regain d’intérêt.
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Production et commerce international  
 Les racines ou l’écorce de la racine de Tabernanthe iboga se trouvent couramment sur les marchés locaux et dans les pharmacies. Aujourd’hui, le marché de Tabernanthe iboga connaît un accroissement dû à l’usage qui est fait de l’iboga en dehors d’Afrique dans le traitement de la dépendance au tabac, à l’alcool et aux drogues, et aussi pour traiter des troubles psychologiques. Le commerce des produits de Tabernanthe iboga est surtout important au Gabon.
Ce sont surtout des membres et des guérisseurs traditionnels de la société des Bwitis qui achètent et revendent ces produits, en particulier l’écorce de la racine. Mais il n’existe pratiquement pas de statistiques sur leur commerce. La poudre d’écorce de racine d’iboga en 2005 se vendait sur le marché local de Libreville (Gabon) 5000 Fcfa (US$ 7,6) les 200 ml, le litre se vendant quant à lui 15 000 Fcfa (US$ 22,8). En 2004, un négociant gabonais a exporté de l’écorce de racine en Europe pour une valeur estimée à 6 millions de Fcfa (US$ 9100).
Les racines sont importées par plusieurs pays, par ex. la France, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Canada et certains pays des Caraïbes. Sur internet, le prix de la poudre de racine en 2005 oscillait entre US$ 2,35 par g et US$ 1,5 par g, selon la quantité ; le prix de la poudre d’écorce de racine en 2005 allait de US$ 4,7 par g à US$ 2,6 par g, toujours selon la quantité ; les prix de l’hydrochlorure d’ibogaïne (pure à 98%) s’échelonnent de US$ 150 par g à US$ 300 par g ; les graines se sont vendues en paquets de 5 pour US$ 19.
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Propriétés  
 Les composés actifs de la racine, de l’écorce de la racine, de l’écorce de la tige, des feuilles et des graines de Tabernanthe iboga sont des alcaloïdes indoles. Une vingtaine a été identifiée à ce jour. Les concentrations les plus élevées se trouvent dans l’écorce de la racine (5–6%), suivie par les racines (1–2,5%), l’écorce de la tige (2%), les graines (1%) et les feuilles (0,4–0,8%). L’ibogaïne (classe des iboganes), présente dans toutes les parties de la plante à l’exception des graines, est le plus important de tous. Elle peut être synthétisée à partir de la nicotinamide par un processus de 13 ou 14 étapes, mais le rendement est trop faible pour avoir un intérêt économique. Les principales activités de l’ibogaïne portent sur le système nerveux central et sur le système cardiovasculaire. Des alcaloïdes de structure similaire à celle de l’ibogaïne ont des effets analogues.
A faible dose, l’ibogaïne exerce surtout des effets stimulants qui réveillent et diminuent la fatigue, la faim et la soif. A dose élevée, les effets primaires sont des hallucinations, accompagnées éventuellement d’effets secondaires désagréables comme l’anxiété et la dépression, liées à la peur ou la fureur. L’effet maximum est atteint 1–3 heures après l’ingestion de la substance ; il diminue progressivement, et se termine par un état de totale insomnie et léthargie. Ces effets peuvent durer 2–5 jours. Hormis ces effets sur le psychisme, il y a des effets au plan physique : des tremblements, une sensibilité à la lumière, des nausées, des vomissements, des pertes de coordination musculaire et des spasmes musculaires prolongés et souvent douloureux, tous en fonction de la dose absorbée. Des doses toxiques peuvent entraîner des convulsions, une paralysie et la mort par arrêt respiratoire. La plupart des activités ont été testées avec de l’ibogaïne purifiée, mais au cours des cérémonies d’initiation, c’est généralement de la poudre d’écorce de racine qui est ingérée, plus puissante par la présence de toutes sortes d’alcaloïdes apparentés. L’ibogaïne est un puissant inhibiteur de la cholinestérase, et l’extrait de racine a même des effets inhibiteurs 100 fois plus puissants, parce qu’ils se conjuguent avec ceux des autres alcaloïdes, la tabernanthine, l’ibogamine et l’ibolutéine, apparentée mais plus éloignée. C’est cette propriété inhibitrice qui contribue aux vertus anti-fatigue de l’ibogaïne et qui est le fait d’une sensibilité accrue à l’adrénaline, provoquant ainsi un état d’excitation passager du système nerveux sympathique. Malgré la réputation qu’a l’iboga d’être un aphrodisiaque, l’ibogaïne testée sur des chiens, des chats et des moutons n’a pas produit de stimulation de leurs fonctions sexuelles. Et sur les souris, l’ibogaïne n’a pas non plus d’effet analgésique significatif.
Des études récentes indiquent que l’ibogaïne est dotée d’un mécanisme d’action pharmacologique inédit, car elle agit fortement sur divers récepteurs du cerveau, ce qui est le résultat d’interactions complexes entres les systèmes neurotransmetteurs. Les chercheurs ne s’accordent cependant pas tous sur son fonctionnement exact, mais ce que l’on sait, c’est qu’elle inhibe le réassimilation du neurotransmetteur sérotonine, ce qui peut provoquer des hallucinations. Cependant, il est prématuré de croire, comme certains observateurs extérieurs ont pu le dire, que l’ibogaïne présente un potentiel énorme dans le domaine de la psychothérapie. Les recherches sur les animaux et sur les humains révèlent que l’ibogaïne est transformée dans le foie en noribogaïne, qui sature les récepteurs opiacés, ce qui élimine les symptômes de retrait. L’ibogaïne stimule également les récepteurs nicotiniques du cervelet, qui contribue à la régulation du circuit de récompense de la dopamine. A forte dose cependant, l’ibogaïne est toxique car elle détruit les neurones du cervelet.
Des recherches sur des animaux et des observations faites de manière anecdotique par des humains laissent penser que l’ibogaïne offre d’immenses possibilités dans le traitement des addictions à l’héroïne, la cocaïne, l’alcool, la nicotine, la caféine, les amphétamines, la désoxyéphédrine ou la méthadone, ou aux mélanges de ces substances. Plusieurs méthodes destinées à stopper les aspects physiologiques et psychologiques de la dépendance aux drogues en recourant à l’ibogaïne ont été brevetées aux Etats-Unis. Les traitements ont été déclarés efficaces dans 70–100% des cas. Cependant, les importants effets secondaires de l’ibogaïne rendent son utilisation potentiellement dangereuse et il est nécessaire de faire d’autres études cliniques pour déterminer si on peut l’employer en toute sécurité, et comment. Mais ces effets secondaires ne sont pas présents chez le congénère de l’ibogaïne, la 18-méthoxycoronaridine ( 18-MC), ni dans son métabolite, la noribogaïne, et ces composés offrent ainsi la possibilité de traitements sûrs et efficaces. En attendant, il existe des cliniques, aux Caraïbes par exemple, qui offrent un traitement à l’ibogaïne sous contrôle tandis qu’en Europe, on peut accéder à des traitements illégaux sans accompagnement médical. De plus, on peut aujourd’hui se procurer de l’ibogaïne et des extraits d’iboga sur Internet.
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Falsifications et succédanés  
 Plusieurs autres genres d’Apocynaceae contiennent également des composés apparentés à l’ibogaïne, mais l’ibogaïne n’y est présente que comme composé secondaire, par ex. chez Tabernaemontana et Voacanga.
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Description  
 Arbuste atteignant 4 m de haut, à ramification dichotomique répétée, contenant du latex blanc dans toutes ses parties, glabre à poilu ; tronc atteignant 10 cm de diamètre ; écorce gris pâle à foncé, lisse. Feuilles opposées, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 1–13 mm de long, à trois rangs de colletères ou plus à l’aisselle ; limbe étroitement elliptique, elliptique ou étroitement obovale, de 2,5–22 cm × 1–10 cm, base légèrement cordée à cunéiforme, apex acuminé, pennatinervé à 7–20 paires de nervures latérales. Inflorescence : corymbe irrégulier de 3–7 cm × 2–4 cm, par 2 juste au-dessus des fourches des branches, à fleurs peu nombreuses à nombreuses ; pédoncule de 0,5–4,5 cm de long, relativement mince ; bractées aussi longues que les sépales, légèrement poilues à l’apex. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, odorantes ; pédicelle de 2–17 mm de long, épaissi à l’apex ; sépales presque libres, ovales à triangulaires, de 1–3 mm de long, apex acuminé, persistant chez le fruit ; tube de la corolle quasi cylindrique ou urcéolé, de 5,5–8,5 mm × 1,5–3,5 mm, contracté à la base, lobes orbiculaires à obliquement ovales, de 2,5–6 mm de long, à apex obtus ou arrondi, se chevauchant vers la gauche dans le bouton, ondulés, étalés et se retroussant par la suite, poilus à l’intérieur depuis le point d’insertion des étamines jusqu’à la gorge, blancs ou ivoire, généralement marqués de points ou de rayures rouges à violets par groupes de 5 dans la gorge ; étamines insérées à 2,5–4 mm au-dessus de la base de la corolle, incluses, anthères presque sessiles, base sagittée ; ovaire supère, 2-loculaire seulement à la base, entouré d’un disque, style mince, tête du pistil composée d’un anneau basal, partie centrale quasi globuleuse à 5 sillons et à 2 minces lobes apicaux. Fruit : baie globuleuse, ellipsoïde ou ovoïde de 3–6,5 cm de long, apex arrondi, obtus, aigu ou acuminé, retombant, lisse ou moins souvent bosselé, glabre, jaune à rouge, contenant de nombreuses graines enfermées dans une pulpe blanche spongieuse. Graines ellipsoïdes, de 7–10 mm de long, avec de profonds renfoncements comme une cervelle. Plantule à germination épigée, racine pivotante ferme, cotylédons foliacés et arrondis, épicotyle de 3,5–7,5 cm de long, glabre.
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Autres données botaniques  
 Le genre Tabernanthe comprend 2 espèces, toutes deux confinées à l’Afrique centrale : Tabernanthe iboga et Tabernanthe elliptica (Stapf) Leeuwenb. Tabernanthe elliptica, présent au Congo, en R.D. du Congo et en Angola, se distingue surtout de Tabernanthe iboga en n’ayant que 4–7 paires de nervures latérales des feuilles, et par ses fruits, constitués de 2 follicules distincts portant des épines molles et émoussées. Sur la teneur totale en alcaloïdes dans l’écorce de la racine (5,6%) et l’écorce de la tige (2,4%), environ 80% est de l’ibogaïne. Mais les feuilles en sont dépourvues. L’hybridation se produit entre les deux espèces, ce qui donne naissance à des plantes aux fruits dont les carpelles sont plus ou moins fusionnés, sans ou avec quelques piquants. Les fruits de Tabernanthe iboga sont assez variables ; au Gabon, ce sont les plantes aux fruits ovoïdes qui sont le plus couramment utilisées dans les cérémonies.
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Croissance et développement  
 La jeune plante de Tabernanthe iboga pousse de manière rythmique : elle croît par vagues successives et atteint environ 60 cm de haut en 3 ans. La période juvénile dure de 5–6 ans. La plante se développe selon le modèle architectural de croissance de Leeuwenberg, caractérisé par un tronc monopodial orthotrope qui se termine par une inflorescence. Après la floraison, les 2 bourgeons axillaires supérieurs se transforment en rameaux, de telle sorte qu’il s’agit d’une croissance sympodiale, et l’infrutescence semble être axillaire. La floraison et la fructification ont lieu tout au long de l’année, mais surtout entre septembre et février. Les fruits mettent 5–6 mois à mûrir. Tabernanthe iboga se régénère bien en formant des pousses à partir du tronc.
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Ecologie  
 Tabernanthe iboga se rencontre dans le sous-étage des forêts, parfois dans les forêts ripicoles ou marécageuses, ou dans les savanes relativement humides, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1500 m d’altitude. Au Gabon, il est dominant dans les forêts situées le long de la côte atlantique, entre Cocobeach et Ndindi. Les graines sont disséminées par les éléphants, qui se nourrissent des fruits.
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Multiplication et plantation  
 La multiplication de Tabernanthe iboga se fait par graines fraîches ou par bouturage. La germination, lente et irrégulière, prend de quelques semaines à quelques mois. La scarification avant le semis augmente considérablement le taux de germination, mais c’est une pratique rare dans les jardins familiaux. Au bout de quelques mois, le tégument se dessèche, ce qui rend la levée de la plantule plus difficile. Les plants ont besoin d’être abrités du soleil. On peut les repiquer sur leur emplacement définitif au bout de 2–3 mois, lorsque la racine fait deux fois la longueur de la tige.
Des boutures d’environ 25 cm de long et dont la tige fait 1 cm de diamètre prennent facilement racine dans un sol humide. Quatre mois plus tard elles fleurissent déjà. Tabernanthe iboga peut être multiplié par culture de tissus.
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Gestion  
 Tabernanthe iboga est couramment cultivé dans les jardins familiaux. Une fois établi, la plante pousse rapidement et ne réclame que peu d’entretien, mais elle a besoin d’être protégée des incendies.
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Récolte  
 Dans la nature, on arrache les plantes entières de Tabernanthe iboga pour en récolter les racines. Ceci entraîne une destruction massive des peuplements naturels. Dans les jardins familiaux, on ne récolte qu’une partie des racines. Elles peuvent se récolter toute l’année, mais c’est plus facile à la saison des pluies, entre octobre et mai, car le sol est plus facile à travailler. Mais les plus grandes quantités sont récoltées principalement sur les peuplements sauvages.
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Traitement après récolte  
 Les racines fraîches sont transportées en sacs en jute. On les lave et on les fait sécher au soleil pour les utiliser sur place ou les vendre au marché. On sépare ensuite l’écorce de la racine et on la laisse à nouveau sécher au soleil pendant 7–10 jours, après quoi on la broie et on la passe dans un tamis grossier. On conserve la poudre à l’abri de l’humidité dans des flacons.
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Ressources génétiques et sélection  
 Il n’existe aucune collection de ressources génétiques de Tabernanthe iboga et comme la plante est récoltée en grandes quantités dans la nature, il est probable que sa diversité génétique soit menacée dans un avenir proche. Par ailleurs, un inventaire de la variation morphologique est nécessaire pour élucider la diversité qui existe au sein de l’espèce, en particulier en ce qui concerne la morphologie du fruit. Le gouvernement du Gabon considère l’iboga comme un patrimoine national ; cependant, il n’existe aucune loi qui le protège de la surexploitation.
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Perspectives  
 Tabernanthe iboga est une plante qui revêt une importance considérable sur le plan socio-économique au Gabon ainsi que dans les régions voisines d’Afrique en raison de son rôle dans les traditions des Bwitis, et à l’extérieur du Gabon parce que l’écorce de la racine ou l’ibogaïne purifiée sont utilisées en Europe et en Amérique dans le traitement de l’addiction aux drogues, à l’alcool et au tabac. Outre le besoin de faire des recherches pour savoir si l’ibogaïne fait véritablement disparaître l’envie de prendre des drogues, ses effets secondaires toxiques restent à élucider. Tabernanthe iboga n’est pas encore menacé dans son milieu naturel, mais comme la plupart des individus sont récoltés dans la nature et que ce sont des plantes entières que l’on arrache, il se peut qu’il soit menacé dans un avenir proche, si la demande reste élevée. L’approfondissement des recherches sur les pratiques culturales et les méthodes de multiplication des types supérieurs est justifié. L’iboga possède une valeur ornementale, particulièrement lorsqu’il est en fleurs et porte des fruits.
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Références principales  
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Autres références  
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Afriref references  
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Sources de l’illustration  
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Auteur(s)  
 
H.P. Bourobou Bourobou
CENAREST, B.P. 842, Libreville, Gabon



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Additional references  
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General importance
Geographic coverage Africa
Geographic coverage World
Medicinal use
Stimulant use



Tabernanthe iboga
wild



Tabernanthe iboga
1, flowering branch; 2, opened corolla; 3, fruits; 4, seed. Redrawn and adapted by Iskak Syamsudin



Tabernanthe iboga
plant habit



Tabernanthe iboga
flowering branch



Tabernanthe iboga
flowering and fruiting branch



Tabernanthe iboga
fruits



Tabernanthe iboga
young plants


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