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Sinarundinaria alpina (K.Schum.) C.S.Chao & Renvoize

Protologue  
 Kew Bull. 44(2) : 361 (1989).
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Famille  
 Poaceae (Gramineae)
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Synonymes  
 Arundinaria alpina K.Schum. (1895), Yushania alpina (K.Schum.) W.C.Lin (1974).
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Noms vernaculaires  
 Bambou creux (Fr). African alpine bamboo, mountain bamboo (En). Mianzi, mwanzi (Sw).
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Origine et répartition géographique  
 Le bambou creux est présent en peuplements disséminés sur les montagnes depuis le sud du Soudan et de l’Ethiopie jusqu’au Malawi. Une distance de 2000 km sépare les individus présents dans l’ouest du Cameroun de ceux d’Afrique orientale. Il est fréquemment planté, par ex. en Ethiopie et au Zimbabwe.
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Usages  
 Les tiges entières de bambou creux servent à la construction de huttes, surtout comme chevrons, et de clôtures. Dans les monts Porotos de Tanzanie, des villages entiers sont construits avec ce bambou, et des tuyaux à eau en bambou creux approvisionnaient quelque 100 000 personnes dans les années 1980. Quelques entreprises spécialisées produisent du mobilier en bambou. En Tanzanie et au Kenya, on tisse le bambou fendu pour en faire des paniers et des pots de stockage ; en Ouganda, on en fait des ruches. Les tiges sèches servent de combustible. Les turions sont commercialisés comme légume (au mont Elgon, sur la frontière entre le Kenya et l’Ouganda), et les feuilles et les fines ramilles servent de fourrage pour le bétail. Sinarundinaria alpina est également apprécié pour la conservation des sols, car c’est une couverture de bassin versant plus efficace que les arbres.
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Production et commerce international  
 Le bambou creux est présent de manière extensive surtout dans les hautes montagnes de la ligne de partage des eaux entre le Nil et le Congo, et s’étend vers l’est (500 000 ha, dont plus de 100 000 ha en R.D. du Congo, en Ethiopie ainsi qu’au Kenya). Au Cameroun, sa superficie est inférieure à 20 000 ha. Son caractère grégaire se traduit généralement par des peuplements comportant plus de 5000 tiges adultes par ha en mélange avec des arbres afromontagnards, et jusqu’à 40 000 tiges par ha en peuplements purs. L’espèce en tant que telle ne donne pas lieu à des échanges internationaux, mais il existe un commerce dans les pays où cette plante pousse. Les niveaux d’utilisation, fondés sur les montants d’achat de licences d’exploitation indiqués dans les statistiques nationales, sous-estiment l’exploitation destinée aux besoins directs des communautés locales.
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Propriétés  
 La densité moyenne de la paroi de la tige du bambou creux est d’environ 0,7 g/cm³ à 8% d’humidité. Les tiges séchées utilisées en construction et pour faire des clôtures sont sensibles aux infestations de la vrillette Dinoderus minutus. Néanmoins, les tiges ont la réputation d’être durables et on dit que les maisons et clôtures construites en bambou creux en R.D. du Congo durent plus de 20 ans.
Les tiges provenant de la R.D. du Congo ont la composition suivante : holocellulose 60–65%, α-cellulose 49%, pentosanes 17%, lignine 24%, cendres 3%. Les taux de solubilité sont de 3,6% (eau chaude), 1,8% (alcool-benzène) et de 22,2% (1% NaOH). La longueur moyenne des fibres est de 2,0 mm, avec un diamètre de 17,9 μm, une largeur de lumen de 3,6 μm et une épaisseur de paroi cellulaire de 7,2 μm. Les tiges donnent des rendements assez appréciables de pâte facile à blanchir et convenant à la production de papier d’écriture et d’impression.
Le feuillage est fibreux (fibres brutes 26,6%) et riche en cendres (15,3%). Une analyse de matériel végétal provenant d’Ethiopie (Masha) indique que les tiges ont une faible teneur en azote, surtout celles de plus de 3 ans (0,3%), mais dans les feuilles et les ramilles, le niveau est plus élevé (1,8%). Les rhizomes sont relativement riches en potassium (1,4%) et les feuilles et ramilles sont beaucoup plus riches en calcium (0,3%) que les autres parties de la plante (0,02–0,06%). Les taux de phosphore sont relativement homogènes dans toute la plante (0,05–0,16%).
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Description  
 Bambou sempervirent à court rhizome atteignant 10 cm d’épaisseur, et à tiges habituellement peu groupées ; tige (chaume) érigée, atteignant 20 m de haut et 12,5 cm de diamètre, jaunâtre à maturité, creuse, à paroi épaisse, à nombreux nœuds, abondamment ramifiée. Feuilles alternes, simples ; feuilles caulinaires à gaine ovale à oblongue-lancéolée, glabre ou à poils raides brun rougeâtre, se finissant en un limbe linéaire d’environ 6 cm de long ; feuilles des rameaux à gaine munie de petites auricules latérales, ligule d’environ 2 mm de long, limbe linéaire-lancéolé à étroitement lancéolé, de 5–20 cm × 0,5–1,5 cm, base resserrée en un stipe court, apex aigu ou avec une soie apicale atteignant 2 cm de long, glauque à vert vif, glabre, à nervures transversales bien visibles. Inflorescence : panicule terminale de 5–15 cm de long. Epillets linéaires à linéaires-lancéolés, de 15–50 mm × 3–4 mm, comprenant 4–11 fleurs, fleurs apicales stériles ; glumes lancéolées ou étroitement ovales, de 4–8 mm de long, apex acuminé, papyracées, à 5–9 nervures, persistantes ; lemme lancéolée-oblongue à ovale, de 7–10 mm de long, apex aigu, à 7–9 nervures, paléole linéaire-oblongue, environ aussi longue que la lemme, apex tronqué, à 7–9 nervures ; fleurs à 3 étamines, à 3 lodicules, et à ovaire glabre avec 2 stigmates. Fruit : caryopse (grain) fuselé de 1,5–6 mm de long, brun noirâtre, à sillon longitudinal.
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Autres données botaniques  
 Le genre Sinarundinaria comprend environ 50 espèces, dont la plupart sont originaires d’Asie tropicale, 2 se trouvent en Amérique centrale, 1 en Afrique continentale et 2 à Madagascar. Sinarundinaria alpina a été classé dans plusieurs genres, mais une récente analyse phylogénétique moléculaire a montré que sa position exacte au sein du groupe appelé Thamnocalamus et de ses apparentés restait à élucider. D’autres recherches sont donc nécessaires.
Dans le passé, de petits individus de bambou creux ont parfois été pris pour Thamnocalamus tessellatus (Nees) Soderstr. & R.P.Ellis, le bambou de montagne sud-africain. Thamnocalamus tessellatus diffère par ses tiges à paroi mince sortant de rhizomes allongés, ses feuilles caulinaires à limbes lancéolés et dépourvus d’auricules, et les feuilles des rameaux à dure pointe acuminée et ligule poilue, tandis que ses épillets sont sessiles et ovales, et contiennent une seule fleur fertile.
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Croissance et développement  
 Bien que des semis aient été élevés en pépinière au Kenya, aucune description n’a été publiée sur la germination et la croissance initiale du bambou creux. Les petits plants, constitués entièrement de nouvelles pousses, forment des touffes lâches mais discrètes. Avec le temps, les tiges situées au centre meurent et disparaissent, tandis que de nouvelles tiges s’ajoutent à la périphérie. Une exposition répétée aux incendies entraîne la mortalité des jeunes rhizomes périphériques et la concentration de nouvelles pousses près des anciennes, conservant un caractère relativement compact aux touffes. Des réseaux de rhizomes produisant chaque année de nouvelles tiges peuvent survivre au moins 40 ans, mais les tiges individuelles ne survivent que 8–14 ans. La production de nouvelles tiges est un processus saisonnier, qui permet de reconnaître les successions de tiges appartenant à différentes classes d’âge. Une année de vigoureuse production de tiges peut être suivie d’une période de 2–3 ans de faible production. Des sécheresses inhabituelles peuvent aussi diminuer la production à la saison de croissance suivante. Le cycle de croissance annuel fait intervenir le développement de nouvelles tiges aux apex des rhizomes, où la croissance se déclenche lorsque la saison des pluies débute. Les nouvelles tiges atteignent leur taille définitive en 2–4 mois et se ramifient l’année suivante. La quatrième année de croissance, les tiges sont glabres et suffisamment rigides pour servir de perches. Selon des estimations, les intervalles entre les périodes de floraison vont de 15 ans (Mont Elgon, au Kenya) à 40 ans (monts Aberdares, au Kenya). La floraison peut être synchrone au sein d’une population dans des parcelles couvrant plusieurs hectares. On suppose en général que les plantes meurent après la floraison, mais on a vu au Kenya de nouvelles pousses se former à partir d’une partie du réseau de rhizomes survivant après la floraison.
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Ecologie  
 Sinarundinaria alpina est limité aux altitudes élevées (2000–4000 m) et constitue l’élément dominant caractéristique et incontestable de la bambouseraie afromontagnarde. Il est également présent dans les champs abandonnés et il peut former des peuplements purs étendus. La bambouseraie afromontagnarde est présente dans des conditions de croissance froides, avec des températures annuelles moyennes de 14–17°C. Les températures maximales mensuelles moyennes sont de 13–32°C, et les minimales vont de –4°C à 11°C, ce qui implique que certaines populations tolèrent le gel. Les précipitations sont saisonnières, avec 3–6 mois secs (pluviométrie moyenne inférieure à 50 mm) en Afrique orientale, mais seulement 2 mois secs au Cameroun. La pluviométrie annuelle va de 800 mm en Tanzanie à 2000 mm en Ethiopie et 3000 mm au Cameroun. Les besoins climatiques sont un facteur plus important que les besoins en type de sol, et on trouve le bambou creux sur des ferralsols appauvris, sur des cambisols moyennement fertiles, et sur andosols et nitisols plus riches. Les sols bien drainés et riches en humus des pentes douces et des ravins, qui offrent de la place à un développement vigoureux de rhizomes, permettent une croissance luxuriante. Sur sols peu profonds et sur terrains rocailleux, les individus sont rabougris. La bambouseraie afromontagnarde a été décrite comme étant une végétation climacique, mais la présence de souches brûlées d’arbres forestiers au sein de peuplements de Sinarundinaria alpina a été interprétée comme la preuve qu’il s’agit d’une formation qui résulte d’incendies. Selon une autre thèse, l’espèce serait une pionniere exigeante en lumière, qui forme des populations entretenues par l’activité des grands herbivores.
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Multiplication et plantation  
 Les tentatives pour faire germer des graines de bambou creux à partir des quelques récoltes de semences disponibles ne sont pas toujours couronnées de succès, mais au Kenya des graines semées en pépinières et arrosées chaque jour ont germé. Des plants de 2–3 cm de haut ont été repiqués dans des bacs et plantés à l’extérieur 8–12 mois plus tard, à 2 m d’espacement. Au bout de 6 ans on avait obtenu un peuplement dont les tiges atteignaient 12 m de haut et 5 cm de diamètre.
Dans certaines régions d’Ethiopie et d’Ouganda, on plante souvent des rejets. Dans des essais au Kenya, on a réussi à utiliser des rejets (tiges uniques raccourcies à 60 cm et pourvues de leur rhizome), des éclats de touffe (groupes de 5 tiges raccourcies à 60 cm, pourvus du rhizome parent), et des tronçons de rhizome de 20 cm. On préfère les rejets portant des tiges qui se sont formées pendant la précédente saison de croissance. Les boutures de tige n’ont pas produit de pousses, même après avoir été traitées avec des composés favorisant l’enracinement.
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Gestion  
 La gestion du bambou creux se limite essentiellement à récolter les peuplements naturels, ce qui se fait par zone plutôt que par touffe, parce que les tiges sont généralement bien séparées. Pour le Kenya, un brûlis après l’exploitation a été recommandé. Pour les nitisols de la Forêt de Masha, en Ethiopie, des applications de P et de K à la fin de la saison des pluies ont été recommandées pour soutenir la productivité.
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Maladies et ravageurs  
 Une association entre le bambou creux et le basidiomycète Armillaria mellea a été signalée au Kenya et on pense que le champignon se répand à partir du bambou comme plante-réservoir vers des pins et des feuillus plantés.
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Récolte  
 Les peuplements naturels de bambou creux peuvent être coupés à blanc, mais la régénération est lente, les tiges adultes mettant 9–10 ans pour se développer. Les tiges doivent avoir atteint leur taille adulte et l’âge d’au moins 3 ans avant de pouvoir être exploitées en vue d’un usage structurel ; il faut en outre que leur nombre parvienne à des niveaux qui justifient la récolte, et c’est pourquoi des cycles d’abattage de 14–21 ans ont été préconisés. Ce cycle peut être ramené à 5–6 années sur les bons sites si des rendements modestes sont acceptables et si on garde 50% des tiges mûres. Une récolte de tiges de moins de 2 ans convenant au tissage, et celle de turions destinés à la consommation comme légume sont des activités de saison des pluies.
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Rendements  
 Le poids sec des tiges sur pied dans des peuplements bien fournis en Ethiopie, à Masha, a été évalué à 51 t/ha et au Kenya à 97 t/ha. Avec un cycle de coupe de 5 ans où seules les tiges mûres sont exploitées, ce qui représente 20% des tiges en place, on a estimé à 10 t/ha le rendement potentiel annuel pour l’Ethiopie. Une meilleure gestion pourrait permettre d’atteindre 15 t/ha par an.
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Traitement après récolte  
 Les tiges destinées à la construction sont ébranchées et coupées à des longueurs de 7,5–9 m. Un séchage et une protection contre la vrillette Dinoderus minutus sont recommandés. Il est difficile d’arriver à protéger la totalité des tiges avec des solutions de conservation, mais on pense qu’un trempage dans l’eau pendant 2–3 mois, pratique courante avec d’autres bambous, peut offrir une certaine protection.
En Ouganda, les entrenœuds de tiges récoltées pour être tissées sont débités en fines lamelles qui peuvent se mettre en botte et se conserver plusieurs mois avant d’être utilisées. Les turions comestibles sont séchés au soleil ou fumés, et se conservent jusqu’à 2 ans.
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Ressources génétiques et sélection  
 La répartition actuelle de Sinarundinaria alpina, qui présente des intervalles dépassant largement 100 km, rend probable des différences géographiques. Il n’existe cependant aucune collection de ressources génétiques, mais une culture ex situ est signalée à l’arboretum de Muguga au Kenya. Des rapports nationaux signalent des pertes de peuplements et des menaces de conservation. On estime que le peuplement de Chimaliro, au Malawi, a disparu depuis peu. D’autres peuplements ont reculé, diminution dont les causes pourraient être les changements successifs de végétation consécutifs aux incendies, l’exclusion et l’élimination des éléphants et des buffles (à Echuya, en Ouganda), la conversion en terres agricoles (en Ethiopie) et une surexploitation des tiges (en Tanzanie et en Ouganda).
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Perspectives  
 Le bambou creux a une grande importance locale dans toute son aire de répartition, et en Ethiopie, au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, il existe un petit approvisionnement régulier de matériaux et de produits de bambou sur des marchés éloignés des zones de production. Le Réseau international pour le bambou et le rotin (INBAR) a évalué ce qu’il appelle les filières “de la production à la consommation” pour le bambou dans ces quatre pays. L’exploitation n’est soumise à aucune réglementation et aucun suivi efficaces, et les politiques officielles nationales sur les ressources en bambou font défaut. Il y a peu d’expertise professionnelle afin de promouvoir une gestion active et d’affiner la récolte pour obtenir aussi bien des pousses que des perches jeunes et mûres, ou inciter à l’élaboration de mesures cadres de transformation et de commercialisation. Néanmoins, les connaissances en matière de sylviculture sont suffisantes pour que des programmes de gestion préliminaires soient appliqués, prenant en compte la structure d’âge des peuplements, dans le contexte des produits commercialisables et de l’intensité et la fréquence des récoltes. La rareté de la floraison et la viabilité incertaine des semences incitent à mettre au point une méthode économiquement attractive de multiplication végétative, en vue d’une restauration des peuplements et d’une plantation à plus vaste échelle sur des terres agricoles. La nette dominance de l’espèce, voire la pureté de ses peuplements où elle pousse, et son potentiel de rotation courte, justifient un approfondissement des recherches pour étudier la possibilité d’en faire un matériau capable d’entrer dans l’industrie de la pâte à papier, s’il existe une demande et si ce matériau peut être fourni de façon durable à une qualité comparable ou supérieure à ce qui existe par ailleurs actuellement. Une clarification de la variabilité géographique grâce à des études systématiques coordonnées pourrait révéler des qualités différentes entre les provenances, et leur pertinence pour les travaux d’amélioration.
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Références principales  
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Autres références  
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Afriref references  
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Sources de l’illustration  
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Auteur(s)  
 
J.B. Hall
School of Agricultural and Forest Sciences, University of Wales, Bangor, Gwynedd LL57 2UW, United Kingdom
T. Inada
3-21-12, Toyotamanaka, Nerimaku, Tokyo, 176-0013, Japan



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A.A. Oteng-Amoako
Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana
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PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
J.R. Cobbinah
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Editeurs traduction française  
 
M. Chauvet
Bureau national de PROTA pour la France, Agropolis International, Avenue Agropolis, F-34394 Montpellier, Cedex 5, France
J.S. Siemonsma
PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Editeur des photos  
 
G.H. Schmelzer
PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands



Additional references  
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Sinarundinaria alpina
plant habit



Sinarundinaria alpina
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