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Jatropha gossypiifolia L.

Protologue  
 Sp. pl. 2: 1006 (1753).
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Famille  
 Euphorbiaceae
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Nombre de chromosomes  
 2n = 22
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Synonymes  
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Noms vernaculaires  
 Pourghère rugueuse, médecinier sauvage, médecinier rouge (Fr). Cotton-leaved physic nut, bellyache bush, wild cassada, red fig-nut flower (En). Chagas velhas, pinhao roxo, pião vermelho (Po).
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Origine et répartition géographique  
 Jatropha gossypiifolia est originaire d’Amérique tropicale, du Mexique au Paraguay et à la région des Caraïbes. Il a été introduit comme plante ornementale et médicinale dans d’autres régions d’Amérique tropicale et de nombreuses régions tropicales de l’Ancien Monde et il s’échappe régulièrement des cultures. Jatropha gossypiifolia est présent dans toute l’Afrique tropicale et en Afrique du Sud, sauf dans les régions arides d’Afrique australe.
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Usages  
 Dans toute l’Afrique tropicale, on se sert de différentes parties de Jatropha gossypiifolia pour toutes sortes d’applications médicinales, de façon similaire à Jatropha curcas L. Les graines, riches en huile, et l’huile elle-même sont utilisées comme purgatif et émétique drastiques ainsi que pour expulser les parasites internes. Les feuilles et l’écorce sont tout aussi purgatives. En usage interne, l’huile a des vertus abortives, et en externe, c’est un rubéfiant qui permet de traiter les rhumatismes ainsi que toutes sortes d’infections dermatologiques, malgré les irritations qu’elle peut provoquer sur la peau. Au Sénégal, l’huile des graines s’emploie aussi contre la lèpre et la rage. Son jus est partout réputé pour cicatriser les plaies, pour ses vertus hémostatiques et pour soigner les problèmes de peau ; en usage externe, on s’en sert pour traiter les plaies infectées, les ulcères, les coupures, les écorchures, la teigne, l’eczéma, les dermatomycoses, la gale et les maladies vénériennes. Le jus a des effets styptiques et on l’utilise pour soulager les douleurs causées par les piqûres d’abeilles et de guêpes. Séchée et réduite en poudre, l’écorce de racine s’applique en cataplasme, et en usage interne, elle sert à expulser les vers et traiter les œdèmes.
Au Sénégal, la décoction de feuilles se prend en remède contre les coliques, les maux d’estomac et la fièvre, dont le paludisme. Au Ghana, les feuilles sont utilisées pour leurs vertus purgatives, et le jus des feuilles est appliqué sur la langue des bébés pour traiter le muguet, et sur celle des adultes contre les inflammations. On met de la moelle de vieilles tiges dans les narines pour faire éternuer et soigner ainsi les maux de tête. Dans les Caraïbes, le jus de la plante est un remède traditionnel dans le traitement du cancer. Aux Antilles, l’infusion de tige se prend pour traiter l’hypertension.
En Afrique de l’Ouest, les gens plantent Jatropha gossypiifolia en haies autour des villages, tant pour son spectaculaire feuillage rouge sombre quand il est jeune que pour protéger les maisons des incendies. On le plante aussi à proximité des maisons pour éloigner les serpents. Dans certains endroits, il sert à délimiter les champs. On le cultive parfois comme plante en pot. L’huile des graines est utilisée dans les lampes à huile et comme combustible.
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Production et commerce international  
 Bien qu’on retrouve partout Jatropha gossypiifolia comme plante ornementale et plante de haie, et qu’il se soit localement naturalisé, on ne dispose d’aucune donnée sur son commerce en Afrique ou ailleurs.
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Propriétés  
 La graine contient par 100 g : protéines 13 g, huile brute 36 g, glucides 30 g et fibres 9 g. La composition en acides gras de l’huile est : acides gras insaturés 74%, dont acide palmitique jusqu’à 31% et acide oléique et acide linoléique 68–84%, et des traces d’acide caprylique, d’acide myristique, d’acide stéarique, d’acide arachidique, d’acide béhénique, d’acide lignocérique, d’acide palmitoléique et d’acide vernolique. La valeur énergétique de l’huile des graines est de 42 000 kJ/kg.
Un extrait à l’alcool de racine de Jatropha gossypiifolia a montré une activité inhibitrice significative chez différentes lignées de cellules cancéreuses chez l’homme. Cette découverte a débouché sur l’isolation de diterpènes macrocycliques, le jatrophone et des jatrophanes apparentés. L’évaluation de cette activité dans un essai sur la leucémie lymphocytaire P-388 in vitro et in vivo et sur le carcinome d’Eagle du nasopharynx in vitro a révélé que la plupart de ces composants étaient très actifs. De plus, on a découvert que le jatrophone avait des effets inhibiteurs directs sur les contractions de préparations de muscles lisses et cardiaques, qui normalement ne sont pas de nature compétitive. Il est possible que l’action du jatrophone fasse intervenir plus d’un mécanisme ; cela pourrait venir de modifications dans la manière dont les cellules se chargent du Ca2+. Par la suite, on a isolé des diterpénoïdes, les jatropholones A et B, des racines. Mais ils ne présentaient qu’une faible activité biologique. Un extrait à l’éthanol de la tige a provoqué une diminution significative, liée à la dose, de la pression sanguine systolique lorsqu’on l’administre par voie orale à des rats. Un extrait aqueux de la tige a augmenté l’amplitude entre la tonicité systolique et diastolique de la pression artérielle chez le cobaye. Chez le lapin, l’extrait a nettement réduit le niveau de la pression artérielle. Un extrait de feuilles a montré une activité significative comme anticoagulant destiné à des analyses hématologiques. On a découvert que l’effet anticoagulant de l’extrait était comparable à celui de l’acide éthylènediamine tétra-acétique dipotassique. Il est nécessaire de purifier l’extrait de feuilles pour en ôter les substances qui interfèrent, afin de le rendre propre aux analyses biochimiques. Au contraire, le jus de la tige a montré une activité coagulante significative in vitro.
Un extrait méthanolique de graines s’est avéré avoir une activité contre l’escargot Bulinus globosus, mais il n’a pas été jugé intéressant, en raison des importantes quantités nécessaires pour obtenir des concentrations létales et de sa rapide inactivation au champ. Mais contre l’escargot Lymnaea acuminata dans son milieu aquatique, le jus de la tige avait une puissante activité. La toxicité du jus est due en partie aux effets inhibiteurs sur l’acétylcholinestérase, ainsi que sur les phosphatases acides et alcalines chez cet escargot. A partir du jus de tige, on a isolé des peptides cycliques, les cyclogossines A, B et C. Des extraits au méthanol et au n-butanol de graines immatures ont fait ressortir une efficacité molluscicide significative contre les escargots Lymnaea luteola et Indoplanorbis exustus, l’extrait au n-butanol étant plus toxique pour l’œuf et les stades adultes des deux escargots. Par ailleurs, le jatrophone et le jatropholone A et B des racines ont été testés contre l’escargot Biomphalaria glabrata. Seul le jatrophone a eu une efficacité molluscicide significative. Des extraits bruts à l’eau chaude des parties aériennes ont été examinés en vue de propriétés antipaludiques contre Plasmodium falciparum in vitro et on a découvert qu’ils étaient capables d’inhiber la croissance à 100%. Des extraits à l’hexane de fruits frais ont montré une activité significative contre des champignons et certaines bactéries. On a découvert que le jus de la tige inhibait la croissance d’Helminthosporium oryzae et d’Alternaria brassicicola. L’extrait de tige à l’éthanol a montré une activité larvicide significative contre les larves de la tique Boophilus microplus.
Outre les composés mentionnés plus haut, les recherches phytochimiques ont révélé la présence de lignanes (par ex. gadaïne, jatrodiène, gossypifane, gossypidiène et prasanthaline) dans l’extrait au pétrole léger de tige, de racine et de graines, l’alcaloïde jatrophine dans le jus, et des flavonoïdes (apigénine, vitexine et isovitexine), ainsi que des triterpènes dans l’extrait éthanolique de feuilles.
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Description  
 Arbuste monoïque, fortement ramifié et caducifolié, plus ou moins succulent, atteignant 3 m de haut ; rhizome épais, à jus orange-rose à brunâtre ; écorce lisse, verte, s’écaillant en minces strates grises ; tige et jeunes feuilles violet foncé, glabres. Feuilles alternes ; stipules d’environ 5 mm de long, divisées en nombreux segments pourvus d’une glande à l’extrémité ; pétiole de 8–12 cm de long, garni de poils glandulaires simples à 3-fides ; limbe à contour largement ovale, de 6–10 cm × 8–14 cm, faiblement à profondément 3(–5)-lobé, base faiblement cordée, lobes obovales à oblancéolés, lobe du milieu le plus long, apex aigu, bords glanduleux et finement dentés, sinon glabres. Inflorescence : cyme opposée aux feuilles, à fleurs éparses, avec une fleur femelle solitaire à l’extrémité de chaque axe principal, les fleurs mâles en cymules latérales ; pédoncule atteignant 6 cm de long, brièvement poilu ; bractées linéaires-lancéolées, d’environ 1,5 cm de long, acuminées, bord garni de poils glandulaires. Fleurs unisexuées, régulières, 5-mères, rouge foncé ; fleurs mâles à lobes du calice elliptiques-lancéolés d’environ 3 mm de long, glanduleux sur les bords, pétales fusionnés dans la moitié inférieure, lobes obovales, d’environ 4 mm de long, disque composé de 5 glandes libres, étamines 8, en 2 verticilles distincts, les 5 à l’extérieur soudées sur la moitié de leur longueur, les 3 à l’intérieur presque complètement fusionnées ; fleurs femelles à lobes du calice et pétales deux fois plus grands que chez les fleurs mâles, disque faiblement 5-lobé, ovaire supère, globuleux à faiblement 3-lobé, à 6 côtes, 3-loculaire, styles 3, d’environ 2 mm de long, soudés à la base, stigmate 2-lobé. Fruit : capsule plus ou moins charnue à sèche, globuleuse à 3-lobée, d’environ 1 cm de diamètre, couverte de poils épars à glabre, verte tirant sur le brun, déhiscente en méricarpes bivalves, contenant généralement 3 graines. Graines ellipsoïdes, d’environ 7,5 mm × 4,5 mm, glabres, brun-gris pâle, à caroncule multilobée, brun foncé. Plantule à germination épigée.
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Autres données botaniques  
 Le genre Jatropha comprend environ 170 espèces, se trouvant principalement dans les régions tempérées chaudes et les régions tropicales à sécheresse saisonnière. L’Afrique compte 70 espèces indigènes et Madagascar en possède une, qui est endémique. En Afrique de l’Est et en Asie, tous les spécimens de Jatropha gossypiifolia sont regroupés sous la var. elegans (Pohl) Müll.Arg., qui se distingue de la var. gossypiifolia par le bord de ses feuilles, finement denté et pourvu de poils glandulaires. Plusieurs autres espèces de Jatropha réputées pour leur valeur ornementale sont utilisées par endroits pour leur vertus purgatives, par ex. Jatropha multifida L. et Jatropha podagrica Hook.
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Croissance et développement  
 Jatropha gossypiifolia débute sa floraison et sa fructification au début de la saison des pluies et peut continuer pendant toute l’année si l’humidité du sol reste élevée. La floraison peut démarrer chez des individus âgés de 4–6 semaines, mais en général elle commence 2 ans après le semis. De fortes densités de plantation de Jatropha gossypiifolia réduisent sa floraison et sa fructification. La plante peut produire des graines par autofécondation ou par fécondation croisée, et de nombreux insectes, dont des abeilles, butinent les fleurs pour en recueillir le nectar.
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Ecologie  
 Là où Jatropha gossypiifolia s’est naturalisé, il est présent dans les régions avec une saison sèche prononcée, au bord des routes, sur des terrains vagues, dans les végétations herbeuses et arbustives, en général à faible altitude dans les régions côtières. Les besoins en précipitations sont de 400–1200 mm. Il pousse sur les sables, les limons sableux et les sols pierreux bien drainés.
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Multiplication et plantation  
 Jatropha gossypiifolia peut se multiplier par graines et par boutures de rhizome ou de tige. Ce sont ces dernières qui sont les plus vigoureuses et elles s’enracinent très bien avec de l’AIB, bien que l’enracinement survienne aussi sans cette hormone. Les fruits flottent, ce qui facilite la dispersion des graines sur de longues distances le long des cours d’eau et dans les plaines inondables.
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Gestion  
 Jatropha gossypiifolia peut devenir une adventice, car c’est un envahisseur opportuniste des sites perturbés, comme par exemple dans les champs de canne à sucre de l’île Maurice. Au nord de l’Australie, c’est devenu une mauvaise herbe nuisible, en particulier dans les pâturages des plaines inondées saisonnièrement, où la compétition avec d’autres espèces végétales est limitée. On peut en venir à bout efficacement avec des herbicides, par des moyens mécaniques et par brûlis. En Amérique centrale, la lutte biologique se fait grâce au virus de la mosaïque du jatropha (transmis par aleurodes) et, récemment dans le nord de l’Australie, à travers la punaise suceuse de graines Agonosoma trilineatum. Dans un sol massivement infesté, on trouve jusqu’à 3,8 millions de graines/ha à 1–5 cm de profondeur de sol, et il faut continuer à désherber pendant plusieurs années.
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Maladies et ravageurs  
 Jatropha gossypiifolia n’est généralement pas attaqué par des maladies ou des ravageurs en Afrique tropicale.
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Rendements  
 Le rendement en graines est de 500 kg/ha par an, et le ratio coques-amandes est de 35:65.
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Ressources génétiques et sélection  
 Partout planté comme plante ornementale et médicinale et couramment naturalisé par endroits, Jatropha gossypiifolia n’est pas menacé d’érosion génétique.
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Perspectives  
 Jatropha gossypiifolia est une intéressante plante médicinale dotée de nombreux usages médicinaux. Ce sont surtout les activités anticancéreuse et molluscicide qui ont fait l’objet de travaux, avec des résultats prometteurs ; un approfondissement des recherches pour confirmer l’activité de chaque composé est justifié. En outre, l’activité antiplasmodique, l’activité réductrice sur la tension artérielle et les propriétés coagulantes ou anticoagulantes des différentes parties de la plante doivent être étudiées plus en détail.
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Références principales  
 • Abbiw, D.K., 1990. Useful plants of Ghana: West African uses of wild and cultivated plants. Intermediate Technology Publications, London and Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 337 pp.
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• Betancur-Galvis, L., Checa, J., Marco, J.A. & Estornell, E., 2003. Jatrophane diterpenes from the latex of Euphorbia obtusifolia with inhibitory activity on the mammalian mitrochondrial respiratory chain. Planta Medica 69: 177–178.
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• Oduola, T., Avwioro, O.G. & Ayanniyi, T.B., 2005. Suitability of the leaf extract of Jatropha gossypifolia as an anticoagulant for biochemical and haematological analyses. African Journal of Biotechnology 4(7): 679–681.
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Autres références  
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Afriref references  
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Sources de l’illustration  
 • Berhaut, J., 1975. Flore illustrée du Sénégal. Dicotylédones. Volume 3. Connaracées à Euphorbiacées. Gouvernement du Sénégal, Ministère du Développement Rural et de l’Hydraulique, Direction des Eaux et Forêts, Dakar, Senegal. 634 pp.
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Auteur(s)  
 
V. Kawanga
Zambian Branch, Commonwealth Forestry Association, Private Bag RW 359X, Ridgeway, 15102 Lusaka, Zambia



Editeurs  
 
G.H. Schmelzer
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Editeur des photos  
 
A. de Ruijter
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Additional references  
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Jatropha gossypiifolia
planted and naturalized



Jatropha gossypiifolia
flowering and fruiting branch. Redrawn and adapted by Iskak Syamsudin



Jatropha gossypiifolia
leaves, flowers and fruits



Jatropha gossypiifolia
leaves and inflorescences



Jatropha gossypiifolia
young leaves with glands



Jatropha gossypiifolia
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