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Hibiscus sabdariffa L.

Protologue  
 Sp. pl. 2: 695 (1753).
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Famille  
 Malvaceae
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Nombre de chromosomes  
 2n = 72
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Synonymes  
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Noms vernaculaires  
 Roselle, oseille de Guinée, karkadé, bissap, thé rose d’Abyssinie, groseille pays (Fr). Roselle, Jamaican sorrel, Indian sorrel, bissap, karkadeh (En). Vinagreira, azeda de Guiné, azedinha, caruru azedo, quiabeiro azedo (Po). Ufuta, ufuta dume (Sw).
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Origine et répartition géographique  
 Hibiscus sabdariffa est probablement originaire d’Afrique, où il pourrait avoir été domestiqué au Soudan il y a environ 6000 ans, d’abord pour ses graines et ensuite pour la production de feuilles et de calices. Au XVIIe siècle, des types légumiers furent introduits en Inde et aux Amériques. C’est en Asie, où la culture est signalée depuis le début du XXe siècle, que la sélection pour la production de fibres a eu lieu (Inde, Sri Lanka, Thaïlande, Malaisie et Java). La roselle est présente aujourd’hui dans toutes les régions tropicales. En Afrique tropicale, elle est commune en particulier dans les zones de savane d’Afrique occidentale et centrale. On la rencontre souvent comme plante échappée des cultures. Mais des spécimens d’apparence vraiment sauvage d’Hibiscus sabdariffa ont été récoltés au Ghana, au Niger, au Nigeria et en Angola.
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Usages  
 En Afrique, la roselle a deux usages principaux : comme légume et pour la préparation d’une boisson. Les jeunes pousses, les feuilles et les calices de roselle sont employés comme légume cuit ou finement émincé en sauces. Les feuilles et les calices frais verts s’utilisent pour confectionner une soupe à texture assez mucilagineuse. Les feuilles ou les calices qui viennent d’être récoltés viennent également compléter des sauces à base d’eau ; souvent, on y met aussi de l’huile, du sel, des oignons, du poisson séché et du piment fort. Ces sauces se consomment avec des bouillies de tubercules ou de céréales ou avec du riz. Comme légume cuit, on préfère les types de roselle verte aux types rouges, ceux-ci étant plus généralement utilisés en sauce. Dans certaines régions, on mélange les feuilles à de la pâte d’arachide ou de sésame. Les calices du type vert cuits à l’étouffée s’ajoutent comme condiment (le “bëkëj”) au riz au Sénégal. Aux Etats-Unis, les feuilles et les jeunes pousses se consomment également crues en salade, et les lobes du calice rouges et charnus découpés en petits morceaux entrent dans la composition de salades de fruits. Mais de tels usages sont rares en Afrique. En Côte d’Ivoire, les calices réduits en poudre sont utilisés dans des sauces pendant la saison sèche.
Les calices rouges séchés s’emploient couramment pour préparer une tisane qui se boit chaude, ou plus souvent froide, après addition de sucre. C’est une boisson aigre et rafraîchissante, très prisée du Sénégal au Soudan, ainsi qu’en Egypte et dans les autres pays du nord de l’Afrique, où on lui donne le nom de “karkadé”. Le jus réfrigéré ou congelé se vend sous le nom de “bissap” (au Sénégal) ou de “da bilenni” (en Côte d’Ivoire, au Mali, au Burkina Faso), le long des routes et sur les marchés des villes. On ajoute parfois de la menthe ou du gingembre lorsque l’on fait bouillir les calices, surtout si le jus est vendu congelé. On fait également bouillir le jus des calices jusqu’à obtenir un sirop concentré. En raison de leur forte teneur en pectine, les confitures et les gelées de roselle sont également très appréciées, en particulier au Sénégal, dans les Caraïbes et dans le sud de l’Asie. Dans les pays occidentaux, les calices séchés servent de base à de nombreuses tisanes et sont une source de colorants alimentaires rouges. Après la récolte des calices en Afrique de l’Ouest, les plantes de roselle servent souvent de fourrage pour le bétail.
L’huile extraite des graines de roselle sert en cuisine, par ex. au Tchad, en Tanzanie et en Chine. Mais cette huile a la réputation de contenir des substances toxiques, ce qui la rend plus indiquée pour la fabrication de savon et de produits cosmétiques. Dans certains endroits, on consomme les graines grillées en amuse-gueule ou on en fait de la farine. Sur le Plateau nigérian, on fait fermenter les graines pour confectionner des galettes qu’on consomme sous le nom de “sorrel meat” ou “viande d’oseille”. L’huile entre également dans la fabrication de peintures.
La tisane de roselle s’emploie pour réduire la tension artérielle. Les feuilles sont la source d’un mucilage qui s’utilise en pharmacie et en cosmétique. Sur le plan médicinal, on utilise souvent des extraits pour soigner les rhumes, les maux de dents, les infections des voies urinaires et la gueule de bois. Au Sénégal, le jus des feuilles s’emploie pour traiter la conjonctivite. On applique les feuilles en cataplasme pour traiter les plaies et les ulcères. La décoction de racine peut servir de laxatif.
De même qu’en Asie, les fibres de roselle sont utilisées localement en Afrique de l’Ouest, mais à très petite échelle. La fibre libérienne est un bon substitut du jute et on s’en sert pour fabriquer de la ficelle, des cordages, de la corde, des filets et des sacs. Cette même fibre, voire parfois la tige entière, est employée aux Etats-Unis et en Asie dans l’industrie papetière. Le matériel du cœur central ligneux (“stick”) de la tige peut également être utilisé pour la fabrication de papier. La valeur ornementale de la roselle suscite depuis peu l’intérêt, comme plante de jardin ou fleur coupée. Les tiges rouges décoratives parées de fruits rouges mûrs s’exportent en Europe où on les utilise dans des compositions florales.
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Production et commerce international  
 La roselle est un important légume-feuilles des régions sèches d’Afrique occidentale et centrale. Au Sénégal, au Mali, au Tchad et au Soudan, les calices sont produits en grosses quantités pour la fabrication de boissons. En Afrique tropicale, le Soudan est le principal producteur de calices séchés pour la consommation locale et l’export, essentiellement dans les régions du Kordofan et du Darfour, à l’ouest du pays. La production de feuilles et de calices de roselle pour la consommation domestique en Afrique n’a pas été quantifiée, en dépit de leur abondance sur les marchés locaux.
Le commerce international de calices de roselle a connu une augmentation constante au cours des dernières décennies, et aujourd’hui ce sont 15 000 t/an qui entrent dans le marché international. L’Allemagne et les Etats-Unis sont de gros importateurs. En 1998, les Etats-Unis et l’Allemagne payaient la roselle égyptienne et soudanaise à US$ 1200–1700/t ; les prix de la roselle chinoise étaient inférieurs. Les prix fluctuent à cause de la forte variabilité de l’offre. En 2003, une baisse de la qualité du produit en Thaïlande et en Chine suite à des précipitations trop abondantes a fait monter les prix à US$ 4000/t.
Le Soudan est le principal producteur de roselle en Afrique, la superficie annuelle fluctuant entre 11 000 ha et 57 000 ha, en fonction des précipitations et des prix. En 1995, le Soudan avait déclaré des exportations de 32 000 t. Dans ce pays, les petits paysans cultivent traditionnellement la roselle sur de petites parcelles allant de 0,25 ha à 2 ha, mais certains cultivateurs en possèdent jusqu’à 20 ha. La roselle soudanaise a la réputation d’être de qualité supérieure, mais l’embargo commercial américain et la production à grande échelle du Mexique, de la Thaïlande et de la Chine ont conduit à des bouleversements sur le marché. La Jamaïque et l’Egypte exportent aussi de la roselle. Le Sénégal et le Mali sont également des producteurs importants, mais la grande majorité de leur production sert à la consommation familiale ou est vendue sur les marchés locaux. Les fluctuations des prix à l’export des cultures de rente telles que le coton ont conduit de nombreux agriculteurs d’Afrique occidentale à diversifier leur production, par ex. en cultivant de la roselle pour le marché intérieur.
La production mondiale annuelle moyenne en 2004–2008 de fibres du type jute, un groupe incluant entre autres la roselle, le kénaf (Hibiscus cannabinus L.), le jute du Congo (Urena lobata L.), le chanvre indien (Crotalaria juncea L.) et l’abrome (Abroma augusta (L.) L.f.), était d’environ 350 000 t, sur 250 000 ha. On ne dispose pas de statistiques séparées pour chaque espèce, mais la roselle ne représenterait qu’une partie modeste de ce total.
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Propriétés  
 La composition nutritionnelle des feuilles de roselle, par 100 g de partie comestible, est de : eau 85,6 g, énergie 180 kJ (43 kcal), protéines 3,3 g, lipides 0,3 g, glucides 9,2 g, fibres alimentaires 1,6 g, Ca 213 mg, P 93 mg, Fe 4,8 mg, β-carotène 4135 μg, thiamine 0,2 mg, riboflavine 0,45 mg, niacine 1,2 mg, acide ascorbique 54 mg. La composition des calices frais crus, par 100 g de partie comestible, est de : eau 86,2 g, énergie 184 kJ (44 kcal), protéines 1,6 g, lipides 0,1 g, glucides 11,1 g, fibres 2,5 g, Ca 160 mg, P 60 mg, Fe 3,8 mg, β-carotène 285 μg, thiamine 0,04 mg, riboflavine 0,06 mg, niacine 0,5 mg, acide ascorbique 14 mg. La composition nutritionnelle des graines, par 100 g de partie comestible, est de : eau 8,2 g, énergie 1721 kJ (411 kcal), protéines 19,6 g, lipides 16,0 g, glucides 51,3 g, fibres alimentaires 11,0 g, Ca 356 mg, P 462 mg, Fe 4,2 mg, thiamine 0,1 mg, riboflavine 0,15 mg, niacine 1,4 mg, traces d’acide ascorbique (Leung, Busson & Jardin, 1968).
Les calices rouges séchés contiennent des acides organiques, des sucres et des pigments anthocyaniques. Ils possèdent une forte teneur en acides citrique, malique et ascorbique. L’huile de graines de roselle possède des propriétés similaires à l’huile de graines de coton et ses principaux acides gras sont les acides linoléique, oléique, palmitique et stéarique. Un certain nombre d’acides gras exceptionnels, comme l’acide époxy-oléique et des acides à cyclopropène, comme l’acide sterculique et l’acide malvalique, ont été signalés dans l’huile des graines. Les protéines des graines sont pour la plupart des globulines, hautement solubles en pH acides et alcalins.
La roselle possède des propriétés antispasmodiques, vermifuges et bactéricides. Les effets antihypertensif et cardioprotecteur de la tisane de calices ont été démontrés à travers diverses expérimentations sur des animaux, ainsi que dans certains essais cliniques. Un composé phénolique, l’acide protocatéchuïque, isolé à partir des fleurs de roselle, a montré une activité antioxydante, antitumorale et hépatoprotectrice. Des extraits de roselle ont également montré des propriétés antipyrétiques et anodines dans des expérimentations sur des souris. L’huile des graines présente une activité antibactérienne et antifongique.
La roselle produit une fibre libérienne analogue à celle du jute (Corchorus spp.), mais plus blanche et un peu plus grossière. La fibre crue rouie et séchée représente environ 5% des tiges vertes juste récoltées et effeuillées, et le bois sec 18%. La fibre commerciale a une longueur atteignant 2,1 m. Les cellules de la fibre libérienne font (1,2–)1,9–3,1(–6,3) mm de long et (10–)12–25(–44) μm de large, et leur longueur et largeur maximales se situent au milieu de la tige. La largeur du lumen et l’épaisseur de la paroi des cellules sont de 3–15 μm et de (4–)8–15 μm respectivement. La plupart des cellules des fibres ont des extrémités arrondies et atténuées. Le bois est constitué de cellules fibreuses de 0,5–1,0 mm de long et d’environ 24–26(–32) μm de large, avec une largeur du lumen de 9 μm et une épaisseur de la paroi des cellules de 3–7 μm. Les fibres libériennes contiennent environ 32% d’α-cellulose, 10–15% de lignine et 1% de cendres.
L’écorce, le cœur et les tiges entières ont été réduits en pâte par le procédé à la soude, avec des rendements de 52–54%. Les propriétés de résistance (l’allongement à la rupture, le facteur d’éclatement et le facteur de déchirure) étaient supérieures pour les pâtes d’écorce que pour les pâtes du cœur et des tiges entières. Les cœurs ainsi que les tiges entières ont été réduits en pâte par le procédé à la soude-anthraquinone, donnant 47–54% de pâte, les pâtes de tiges entières ayant de meilleures propriétés mécaniques.
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Falsifications et succédanés  
 Les feuilles d’autres espèces d’Hibiscus, par ex. le kénaf (Hibiscus cannabinus) et la fausse roselle (Hibiscus acetosella Welw. ex Hiern) peuvent servir de substitut à la roselle. Elles sont même parfois vendues ensemble.
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Description  
 Grande plante herbacée annuelle atteignant 4,5 m de haut ; tige glabre à légèrement pubescente, parfois garnie de quelques aiguillons, verte ou rougeâtre. Feuilles alternes, simples ; stipules étroitement lancéolées à linéaires, atteignant 1,5 cm de long ; pétiole de 0,5–12 cm de long ; limbe faiblement à profondément 3–5(–7)-palmatilobé, parfois non divisé, atteignant 15 cm × 15 cm, bord denté, glabre ou légèrement pubescent, parfois garni de quelques aiguillons sur la nervure médiane, à nervures palmées, pourvu d’un nectaire bien visible à la base de la nervure médiane. Fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles, bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle atteignant 2 cm de long, articulé ; segments de l’épicalice 8–12, unis à la base, subulés à triangulaires, partie libre de 0,5–2 cm de long ; calice campanulé, atteignant 5,5 cm de long, devenant charnu chez le fruit, lobes presque glabres à poilus hispides, pourvus d’un nectaire à l’extérieur ; pétales libres, obovales, atteignant 5 cm × 3,5 cm, jaune pâle ou rose pâle, au centre souvent rouge-violet foncé ; étamines nombreuses, réunies en une colonne atteignant 2 cm de long, rose ; ovaire supère, 5-loculaire, style à 5 branches. Fruit : capsule ovoïde atteignant 2,5 cm de long, presque glabre à pubescente-apprimée, enfermée dans le calice, contenant de nombreuses graines. Graines réniformes, atteignant 7 mm de long, brun foncé. Plantule à germination épigée ; cotylédons arrondis, atteignant 2,5 cm × 3 cm, foliacés.
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Autres données botaniques  
 Le genre Hibiscus comprend 200–300 espèces, principalement dans les régions tropicales et subtropicales ; la plupart sont cultivées comme plantes ornementales. L’estimation du nombre d’espèces varie car les opinions divergent quant à l’inclusion de plusieurs groupes d’espèces proches au sein du genre. Hibiscus sabdariffa appartient à la section Furcaria, groupe d’environ 100 espèces qui ont en commun un calice parcheminé (rarement charnu) à 10 nervures très proéminentes, 5 allant jusqu’à l’apex des segments et pourvues d’un nectaire, et 5 allant jusqu’à leur sinus. D’autres espèces appartenant à cette section et consommées comme légume sont Hibiscus acetosella, Hibiscus asper Hook.f., Hibiscus cannabinus, Hibiscus diversifolius Jacq., Hibiscus mechowii Garcke, Hibiscus noldeae Baker f., Hibiscus rostellatus Guill. & Perr. et Hibiscus surattensis L.
Deux types principaux d’Hibiscus sabdariffa sont distingués, qui avaient à l’origine été décrits comme des variétés botaniques : la var. sabdariffa à port arbustif à forte ramification et à calice glabrescent, accrescent et devenant charnu chez le fruit ; et la var. altissima Wester, à port plus haut, non ramifié et à calice souvent poilu hispide, à peine accrescent et non charnu chez le fruit. C’est ce dernier que l’on cultive pour sa fibre et qui n’est pas commun en Afrique. Il vaut mieux considérer ces types comme des groupes de cultivars.
Il existe des centaines de cultivars cultivés comme légume ou pour leurs calices. Chez certains d’entre eux, des anthocyanines sont présentes, et sont à l’origine de la coloration rougeâtre des tiges, des feuilles et des calices, et de la coloration rosée des pétales ; tandis que chez les autres, d’où les anthocyanines sont absentes, les tiges et les feuilles sont vertes, les calices vert pâle et les pétales jaune pâle.
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Anatomie  
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Croissance et développement  
 La période de croissance végétative dure entre 4 et 6 mois. La taille de la plante 30 jours après la levée est d’environ 30 cm. La récolte de feuilles peut débuter 6–8 semaines après le semis ; elle stimule la ramification et en conséquence augmente la production de feuilles. La floraison démarre lorsque la longueur du jour diminue, au plus tôt 2 mois après le semis, et au plus tard 7 mois. Les fleurs sont généralement autofécondées. Les fruits commencent à mûrir deux ou trois mois après la fécondation.
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Ecologie  
 La roselle a des besoins de températures situés entre 18°C et 35°C. La croissance de la plante s’arrête à 14°C et elle meurt alors au bout de 15 jours. A 10°C, la mort survient au bout de 2–3 jours seulement. La production de fleurs et de calices diminue en dessous de 17°C. Les cotylédons ne supportent pas les températures inférieures à 10°C pendant plus de 2–3 heures.
La roselle est une plante photosensible qui fleurit mieux lorsque la longueur du jour est inférieure à 12 heures. Elle a besoin de 13 heures de lumière par jour pendant sa croissance végétative pour empêcher sa floraison prématurée. Pourvue d’un système racinaire profond, la roselle a besoin d’une profondeur de sol appropriée ; elle est relativement résistante à la sécheresse. C’est une culture qui se pratique sur des types de sols très variés, les meilleurs étant des limons friables retenant beaucoup d’eau. La roselle pousse bien dans les régions recevant 800–1600 mm de pluie par an et a besoin d’au moins 100–150 mm par mois pendant sa croissance végétative, ou 300–400 mm répartis sur une période de 3–4 mois. Les périodes sèches au cours des derniers mois de croissance favorisent une bonne production de calices, tandis qu’une précipitation ou une humidité trop abondantes sont susceptibles de faire baisser la qualité des calices. Les plantes de roselle à pigmentation anthocyanique sont capables de supporter les rudes environnements sahéliens mieux que les plantes à coloration jaune-verte.
Des types apparemment sauvages d’Hibiscus sabdariffa se trouvent dans la savane herbeuse et la savane boisée.
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Multiplication et plantation  
 La roselle est autant une culture sèche de plein-champ qu’un légume de jardin irrigué. En culture de légume-feuilles, on sème tantôt à la volée tantôt dans des trous (3–5 graines par trou) à 2–3 cm de profondeur, en ménageant un espacement moyen de 40–60 cm sur la ligne et de 60–90 cm entre les lignes. Le poids de 1000 graines est de (15–)25–28 g. Pour la production de calices, l’espacement doit être plus grand, jusqu’à 100 cm. Au Sénégal, les maraîchers utilisent 15–25 kg de graines par ha pour la production de calices, tandis que la recherche n’en recommande que 4–8 kg. Certains producteurs font des semis en pépinière ombragée, qu’ils repiquent au champ au bout de 4 semaines environ. Pour la production de fibres, on sème plus serré, à 15 cm × 20 cm ou 10 cm × 30 cm. Etant donné que la roselle s’enracine en profondeur, un labour profond est préconisé pour les sols lourds. Mais pour les sols sablonneux, le labour superficiel est courant.
Les cultures pluviales de roselle se sèment au début de la saison des pluies. Dans la région du Sahel, on peut semer toute l’année avec irrigation. La roselle est souvent implantée en association avec d’autres espèces telles que le mil, le sorgho, l’arachide, la patate douce, l’igname ou le niébé, et on laisse souvent pousser des plantes spontanées de roselle parmi d’autres cultures. De nombreux paysans plantent de la roselle en limite de champs ou pour délimiter des parcelles à l’intérieur d’un même champ. En Afrique de l’Ouest, on fait aussi pousser la roselle dans le cadre d’un système de parc agroforestier, conjointement avec l’arbre blanc (Faidherbia albida (Delile) A.Chev.), le baobab (Adansonia digitata L.), le néré (Parkia biglobosa (Jacq.) R.Br. ex G.Don, le karité (Vitellaria paradoxa C.F.Gaertn.) et le jujubier (Zizyphus mauritiana Lam.).
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Gestion  
 La roselle cultivée dans les jardins familiaux comme légume-feuilles ou pour ses feuilles et ses calices est conduite sous irrigation, celle-ci se pratiquant surtout à la main avec des arrosoirs. Elle fait l’objet d’une conduite maraîchère classique. Cultivée en plein-champ pour ses calices, elle ne bénéficie généralement que de peu de soins, à moins qu’elle ne soit en culture associée. Elle profite alors des soins prodigués à la culture principale. La roselle répond bien aux engrais. On a observé en Egypte que le sulfate d’ammonium donnait des rendements plus élevés que le nitrate de calcium ou l’urée. La production de calices est plus importante lorsque l’engrais est apporté au moment de l’éclaircissage (20–30 jours après la plantation) que lorsque les applications sont fractionnées et effectuées au cours du stade végétatif et à la floraison. Mais les engrais chimiques sont rarement utilisés en Afrique tropicale, parce qu’ils sont trop onéreux dans les conditions climatiques incertaines où la roselle est cultivée. On épand parfois quelques t par ha de fumure organique sèche. Les petits paysans considèrent la roselle comme une culture nécessitant peu d’intrants et peu de main d’œuvre. On procède rarement au désherbage mais lorsqu’on le fait, les rendements en calices sont plus élevés. On a observé de meilleurs rendements en calices lorsque la roselle est cultivée en association, en particulier avec une légumineuse plantée deux semaines après l’établissement de la culture de roselle.
En Thaïlande et en Inde, la roselle à fibres est une culture pluviale. On ne pratique le désherbage et l’éclaircissage qu’une seule fois, 20–30 jours après la plantation. La dose d’engrais recommandée est de 15 kg N, 15 kg P et 15 kg K par ha, appliquée après le désherbage.
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Maladies et ravageurs  
 La roselle est sensible à la plupart des maladies affectant le coton, et la pourriture des racines et du collet provoquée par plusieurs espèces de Phytophthora conduisent à des pertes. Phytophthora nicotianae var. parasitica provoque une pourriture du collet (ou chancre de la tige), qui mène à une décoloration noir violacé encerclant la tige à 30 cm du sol et un brusque flétrissement de la plante. On a trouvé une résistance chez des cultivars de roselle à fibres. Contrairement au kénaf qui lui est apparenté, la roselle est sensible aux infections causées par Coniella musaiaensis var. hibisci. Une sénescence de la plante et du calice due à cet agent pathogène a été observée en Afrique centrale, au Nigeria, aux Caraïbes et en Inde. Des lésions irrégulières, brun pâle, apparaissent sur les feuilles inférieures, dont la taille ne cesse de croître, qui blanchissent la surface de la feuille et finissent par aboutir à une nécrose des tissus. Des lésions brunes sur la tige peuvent aussi se développer. La cercosporose provoquée par Cercospora hibisci est également commune. Les types à feuilles vertes sont sensibles à l’oïdium (Oidium abelmoschi), tandis que les types à feuilles rouges sont partiellement résistants. Au Nigeria, une maladie virale a été signalée, qui provoque le durcissement et le craquellement des feuilles. La roselle est relativement résistante aux nématodes à galles (Meloidogyne spp.), mais pas aux nématodes libres (Heterodera spp.).
La pression des insectes ravageurs est importante. Les larves du ver de la capsule du cotonnier (Earias biplaga, Earias insulana) causent d’importants dégâts, car elles creusent des galeries dans les fruits immatures. Quant aux larves des altises (Podagrica spp.), elles se nourrissent des racines et les adultes endommagent les feuilles et les bourgeons terminaux. La punaise rouge (Dysdercus superstitiosus), qui suce les calices, provoque des taches brunes. Des infestations de buprestes (Agrilus acutus) peuvent provoquer des galles sur la tige d’environ 5 cm de long, qui gènent l’absorption des nutriments par la plante. Toutefois, des recherches menées au Bangladesh ont montré que la roselle résistait mieux à ces infestations que le kénaf. Les autres ravageurs sont le vers gris, des cochenilles, des cicadelles et des escargots. Les attaques des insectes ravageurs peuvent être diminuées par des prédateurs favorables, par ex. on a observé que des jassidés (Amrasca biguttula) étaient la proie de 8 espèces d’araignées. De même, Hibiscus sabdariffa permet de diminuer les populations de ravageurs dans les systèmes de cultures associées, par ex. l’infestation du haricot vert (Phaseolus vulgaris L.) par plusieurs espèces d’aleurodes était réduite par l’association avec la roselle, grâce à une augmentation de la diversité des hyperparasites.
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Récolte  
 La première récolte comprend les plantes récoltées au cours de l’éclaircissage. Lorsque la plante atteint 6–8 semaines, on récolte les rameaux qui font à peu près 50 cm, 2 ou 3 fois pendant la période de croissance végétative. Les calices se récoltent à la main, 2–3 semaines après la floraison, habituellement 4–6 mois après le semis, avant que le fruit ne se dessèche et s’ouvre. Des cueillettes régulières prolongent la floraison. On fait sécher les calices à l’ombre. En culture de fibre, on coupe les tiges avant la floraison, 4–5 mois après la plantation. Après le début de la floraison, la qualité des fibres baisse rapidement.
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Rendements  
 Pour les rameaux feuillés, des rendements jusqu’à 20 t/ha en trois coupes ont été signalés. Les rendements en calices frais sont de 4–6,5 t/ha, ou de 800–1200 kg/ha environ quand ils sont séchés à 12% d’humidité. Pour l’Asie, des rendements de calices frais atteignant 15 t/ha ont été signalés. Une seule plante de roselle peut produire jusqu’à 250 calices, soit 1–1,5 kg de poids frais. En Afrique, les moyennes de rendements sont bien inférieures et nettement plus variables en raison des contraintes environnementales et d’une conduite extensive. Le Soudan a fait état de rendements moyens de calices secs de 93 kg/ha. Au Sénégal, la production maximale de calices (poids sec) est de 500 kg/ha.
Les rendements moyens en fibre sont de 1,5–2,5 t/ha, en fonction du cultivar et du mode de conduite. L’Inde a déclaré une moyenne de rendements de 1,9 t/ha entre 1997–2001. Les rendements en graines mentionnés sont de 200–1500 kg/ha.
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Traitement après récolte  
 Lorsque la roselle est vendue comme légume-feuilles, les pousses se vendent en bottes atteignant 50 cm de long. Les plantes éclaircies sont moins périssables que les pousses ; en effet, comme on les vend avec les racines, on peut maintenir leur fraîcheur en les mettant dans l’eau.
Dans la plupart des régions d’Afrique, les calices de roselle sont séchés en plein air avant d’être vendus. Mais un séchage au soleil peut en diminuer la qualité, et il est important de bien les aérer. On étend des bâches plastiques par terre pour éviter une contamination avec le sol, laquelle réduit elle aussi considérablement la valeur du produit. Le séchage par chaleur artificielle est coûteux et rare en Afrique subsaharienne. Les températures doivent rester en dessous de 43°C.
Les calices séchés sont ramassés et vendus en vrac ou en sachets individuels dans toute l’Afrique de l’Ouest. Au Sénégal, on compacte les calices séchés en ballots de 80 kg destinés à l’export. La roselle exportée aux Etats-Unis et en Allemagne doit répondre à des normes strictes en matière d’humidité (12% maximum), d’acidité, de résidus et de contaminations.
Pour la fabrication du sirop, on fait bouillir les calices séchés dans une proportion d’un volume de roselle séchée pour 4–5 volumes d’eau. Les quantités de sucre ajoutées sont importantes, étant donné le goût très acide. On fait bouillir le mélange pendant plusieurs heures. Pour confectionner le “da bilenni”, on allonge ensuite le sirop d’eau. Selon une estimation, une seule personne pourrait produire environ 300 l de jus par jour à partir de 4 kg de calices.
Pour la production de fibres, on fait tremper les tiges récoltées dans l’eau pendant deux semaines, puis on les écorce. On procède ensuite au battage des tiges pour séparer les fibres, qui sont ensuite lavées, séchées et triées selon trois degrés de qualité, en fonction de la longueur, la couleur, la rigidité et la pureté. Dans certaines régions d’Afrique, les graines de roselle sont moulues et on ajoute la farine ainsi obtenue aux céréales ; on peut aussi les griller et les faire bouillir comme succédané de café. L’huile s’extrait en faisant griller les graines, puis en les trempant dans une eau rendue alcaline au moyen de cendres, avant de les piler. Le tourteau se consomme parfois en soupe, ou mélangé à de la farine de haricot sous forme d’amuse-gueule frits.
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Ressources génétiques et sélection  
 Les cultivars locaux de roselle sont communs dans toute l’Afrique semi-aride. Bien que beaucoup de petits paysans séparent les graines par cultivar, les stocks sont généralement hétérogènes. En général, la roselle plantée par les paysans traditionnels du Soudan est de plusieurs types et cultivars différents. Environ 50 entrées de ressources génétiques locales au Soudan sont conservées dans la banque de gènes du Plant Genetic Resources Unit de l’Agricultural Research Corporation de Wad Medani (Soudan). Une caractérisation de certaines de ces entrées a fait apparaître des variations dans la couleur de la tige, la forme de la feuille, et la forme, la couleur et la taille du calice. Une classification pratique utilisée au Soudan pour les nombreuses souches destinées à faire de la boisson s’appuie sur les caractéristiques du calice. Les lobes du calice peuvent être épais, courbés vers l’extérieur et faciles à peler ; ou bien longs, courbés vers l’intérieur, enfermant le fruit et faciles à peler ; ou bien encore minces, enfermant le fruit de façon étroite et difficiles à peler ; ou alors en forme de cloche et pourvus d’un épicalice bien développé. Au Sénégal, les paysans distinguent 7 types à bissap, 3 types verts et 4 types rouges. Les caractères distincts utilisés pour identifier les types à bissap concernent la couleur, la taille et la forme des feuilles et des fruits. Au Sénégal, les ressources génétiques de bissap sont conservées à l’Unité de production de semences, au Centre de développement horticole (CDH) de Dakar. D’autres collections de ressources génétiques d’Hibiscus sabdariffa sont détenues au Jute Research Institute de Dhaka, Bangladesh (320 entrées), au USDA Southern Regional Plant Introduction Station, de Griffin, Géorgie, Etats-Unis (95 entrées), au Central Research Institute for Jute and Allied Fibres de Barrackpore, Inde (75 entrées) et au National Horticultural Research Institute d’Ibadan, Nigeria (11 entrées).
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Sélection  
 L’amélioration génétique de la roselle a jusqu’à ce jour fait l’objet de peu de travaux. Le cultivar soudanais ‘El Rahad’ est considéré comme étant de qualité supérieure pour la production de calices. Les objectifs de sélection au Soudan portent sur la purification des cultivars locaux et une sélection visant des rendements plus élevés et une meilleure qualité de calices. Au Sénégal, les objectifs portent sur l’amélioration du rendement en feuilles des cultivars verts, et sur l’amélioration de la production et du goût des cultivars adaptés à la production de calices. La firme semencière Technisem commercialise des semences du cultivar ‘Bissap Koor Rouge’, propre à la consommation comme légume-feuilles et à la production de calices ; il est tolérant aux nématodes et à la chaleur.
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Perspectives  
 Plante à usages multiples insuffisamment exploitée, la roselle procure de la nourriture et des revenus aux paysans lorsque les autres légumes font défaut. Sa transformation est une source de revenu complémentaire pour les familles, dont les femmes sont les premières à profiter. L’usage de la roselle sous forme de légume ou de boisson devrait être encouragée par la recherche, au travers de l’amélioration des cultivars, des pratiques agricoles et du traitement après-récolte. L’observation de normes de qualité rigoureuses dans le tri du produit, sa transformation et son conditionnement renforcera la compétitivité sur le marché international. La demande en fibre de roselle va probablement augmenter par suite de l’intérêt croissant pour les fibres naturelles biodégradables.
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Références principales  
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Autres références  
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Afriref references  
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Sources de l’illustration  
 • Boonkerd, T., Na Songkhla, B. & Thephuttee, W., 1993. Hibiscus sabdariffa L. In: Siemonsma, J.S. & Kasem Piluek (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 8. Vegetables. Pudoc Scientific Publishers, Wageningen, Netherlands. pp. 178–180.
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Auteur(s)  
 
N.C. McClintock
Department of Crop Science, North Carolina State University, Raleigh, NC 27695-7620, United States
I.M. El Tahir
Plant Genetic Resources Unit, Agricultural Research Corporation, P.O. Box 126, Wad Medani, Sudan


Editeurs  
 
M. Brink
PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
E.G. Achigan Dako
PROTA Network Office Africa, World Agroforestry Centre (ICRAF), P.O. Box 30677-00100, Nairobi, Kenya
Editeurs associés  
 
C.-M. Messiaen
Bat. B 3, Résidence La Guirlande, 75, rue de Fontcarrade, 34070 Montpellier, France
R.R. Schippers
De Boeier 7, 3742 GD Baarn, Netherlands
Editeurs généraux  
 
R.H.M.J. Lemmens
PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
L.P.A. Oyen
PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Editeurs traduction française  
 
M. Chauvet
Bureau national de PROTA pour la France, Pl@ntNet, UMR AMAP, TA A-51/PS1, Boulevard de la Lironde, 34398 Montpellier Cédex 5, France
J.S. Siemonsma
PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Editeur des photos  
 
G.H. Schmelzer
PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Citation correcte de cet article  
 McClintock, N.C. & El Tahir, I.M., 2011. Hibiscus sabdariffa L. [Internet] Fiche de PROTA4U. Brink, M. & Achigan-Dako, E.G. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. <http://www.prota4u.org/search.asp>. Visité le .



Additional references  
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Hibiscus sabdariffa
planté



Hibiscus sabdariffa
1, pousse en fleurs et en fruits ; 2, fleur ; 3, fruit enfermé par le calice.
Source: PROSEA



Hibiscus sabdariffa
jeunes fruits du type légume



Hibiscus sabdariffa
fruit enveloppé par la calice



Hibiscus sabdariffa
légume feuille



Hibiscus sabdariffa
fruits sur le marché



Hibiscus sabdariffa
Hibiscus sabdariffa



Hibiscus sabdariffa
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